En 2020, la crise sanitaire a révélé les faiblesses de la délocalisation. Les chaînes d'approvisionnement situées à des milliers de kilomètres sont plus incertaines et moins flexibles que les chaînes de valeur locales. Le marché intérieur des pays asiatiques est dans le même temps devenu plus important et les coûts de production dans ces régions ont augmenté. Cette situation, associée aux préoccupations des consommateurs en matière de développement durable et la demande de personnalisation des produits et de livraison rapide, a encouragé le gouvernement à déployer un ambitieux plan de réindustrialisation.
«On ne va pas réindustrialiser la France en redéveloppant l’industrie qu’on connaissait il y a 20 ou 30 ans. On va le faire en développant une industrie qu’on est en train d’inventer, de transformer, qui sera beaucoup moins pénible, qui pourra aller beaucoup plus vite, à faire d’autres tâches moins répétitives, où il y a plus de valeur ajoutée »,avait déclaré le président de la République au moment de dévoiler des contours du plan « France 2030 ». « On a vu pendant la crise du Covid des constructeurs ou des équipementiers automobiles fabriquer des respirateurs. Ils savent assembler des pièces de métal et de plastique, de l'électronique et des ventilateurs, mais il faut pouvoir reconfigurer rapidement des machines polyvalentes comme les robots et réarranger les lignes de production », avait ajouté Emmanuel Macron. C’est exact… et la cobotique, de par sa flexibilité et sa facilité de reprogrammation, a su répondre à cette problématique !
C’est cette même robotique collaborative - technologie rendant les avancées de l'industrie 4.0 accessibles aux entreprises de toutes tailles - qui pourra constituer un allié de choix pour les entreprises désireuses de gagner en compétitivité à moindre coût, tout en améliorant les conditions de travail de leurs opérateurs.